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Les peuples issus de Tado : (sous Aja-fufulili) (sous Aja dossu) (forgerons installés à Afanyan) (sous Aja kpondjin) (sous Aja kponsu) (sous Aja-ho) |
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Informateur
Blaise AMOUZOU
(de Tohoun
1925-1981)
Il fut député de la 1ère
République Togolaise pour l'Est Mono
(Togo blodé Kanléa N° 75) |
Monument de l'indépendance
Sa majesté feu
Togbui-Aja Kpoyizoun
Sa Majesté feu
Togbui-
Aja kanoumabou
Le régent du trône
Carte des
migrations Aja
Panthère royale
(mur du palais royal à tado)
Roi chevauchant
une panthère
(mur du palais royal à tado)
Dans la forêt sacrée à Tado
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Oyo l'origine aja (~l'an 1000) [1] Texte intégral en pdf
Emigration de TOGBUI-ANYI d'OYO
Son installation à « AZAME » dénommé TADO
(Entre le XIème et le XII ème siècle) [2]
Emigré de « AYO ou OYO», origine Yoruba (Nigéria) après
la mort de son père, le Prince TOGBUI-ANYI [3] s’installa
pendant plusieurs années à KETOU [4] avec de nombreuses
collectivités. Il y fonda un royaume qui dura peu à cause
du manque d’union et des mésententes. En fait le déclin
du royaume d’Oyo était à l’origine de la création de
plusieurs villages dans le nord-ouest du Nigéria.
Les différentes collectivités de Kétou à cause de la persistance des mésententes, quittèrent la jeune cité. Avec l’appui d’un nombre considérable de familles, TOGBUI-ANYI se décida enfin à abandonner Kétou. Au cours de son voyage, le prince ANYI rencontra d’autres réfugiés d’OYO chez qui il demeura avec sa suite un certain temps avant de poursuivre sa route. Mais soucieux de la sécurité de sa suite, il a imaginé un stratagème qui lui permettait d’apprécier le caractère de ses hôtes. La tradition nous apprend que la nuit TOGBUI-ANYI frappait sur une peau d’animal avec son fouet pendant que sa femme hurlait pour simuler un abus physique de la part de son mari. Si personne de l’entourage ne lui reprochait son comportement, il jugeait alors que ce village n’était pas hospitalier et quelques jours après il le quittait.
Ce fut à « AZAME », petit village en début de création par quelques réfugiés d’Oyo, qu’on le réprimanda pour avoir maltraité sa femme. Impressionné par une attitude si sociable, le Prince décida alors de s’établir définitivement auprès d’eux avec sa suite [5]. Il s'emblerait que le nom AZAME donné à ce village proviendrait de l’existence dans le milieu, d’un grand nombre d’arbrisseaux de l’espèce de « ZATCHI »[5].
Fondation de Tado (~XIIè siècle) [6]
Le village d’AZAME connaissait de façon chronique de très mauvaises précipitations d’où des récoltes désatreuses, la famine et les maladies. Cette situation amena le Prince ANYI à exhorter les habitants du village à recourir aux rites pratiqués à Oyo qui permettaient d'avoir de bonnes précipitations, de se préserver des épidémies et des attaques des ennemis. TOGBUI-ANYI en sa qualité de Prince d’Oyo connaissait et maîtrisait certainement le culte des divinités. Les habitants d’AZAME se sont laissés convaincre et ont accepté d’introniser ses fétiches. La tradition nous apprend que c’est grâce à la puissance des fétiches introduits par TOGBUI-ANYI que le village a cessé de connaître le malheur. C’est pour cette raison que le village d’AZAME était devenu « TADO » c’est-à-dire « halte au malheur ». Ainsi naquit le royaume de TADO dont TOGBUI-ANYI est le fondateur et le premier roi de terre (Anyigbãfio).
Le roi TOGBUI-ANYI choisit sept personnes parmi les habitants de l’ancien AZAME comme sacrificateurs et conducteurs des différentes cérémonies liées au culte des divinités. Plus tard quelques sacrificateurs s’éloignèrent de TADO pour fonder le village de SAGADA.
On ignore comment le roi ANYI mourut. Mais la tradition nous apprend que ce puissant roi disparut d'une manière extraordinaire, la terre s’étant entrouverte sous ses pas et l’engloutit. Ses enfants recueillirent ses armes et ses habits. La couronne «DJEGBA» du mythique roi fut emportée par un de ses descendants le roi SRI au moment de sa fuite. Elle se trouve actuellement à Aŋlogã (au Ghana)[7].
[1] opus cité : R. PAZZI, 1979
[2] les travaux archéologiques d'A. D. AGUIGAH ont permis de dater certains vestiges à environ 1050 de notre ère
Cf. supra, p. 54
[3] GAYIBOR N. L., 1997, Histoire des Togolais. Vol. I. Des origines à 1884,Lomé - Département d’Histoire, Presses de l’Université du Bénin, P. 155
[4] Localité située à l'Est du fleuve Ouèmè (en Rep du BENIN)
[5] Le lieu habités par ces migrants aja venus d'0Y0 a donné naissance au quartier Tado-ajatchè (i.e ici habitent les aja), le vieux quartier des autochtones alou est Tado-alou et celui des Azanou est dénommé Tado-domé.
[6] GAYIBOR N. L., 1997, Histoire des Togolais. Vol. I. Des origines à 1884,Lomé - Département d’Histoire, Presses de l’Université du Bénin, P. 196
[7] R. PAZZI, Notes d'histoire des peuples aja, éwé, gen et fon, Lomé, 1973, p. 49
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| Bibliographie pour en savoir plus |
- BERTHO R.P. Origine
des EWE : Etudes et œuvres Adja-Tado
Race et langue du bas
Dahomey et du bas-
Togo
- FANTODJI P., 1979,
Réalités Economiques
et Sociales du
Dahomey: 1-Les Sociétés Pré-coloniales au Dahomey, Ed. Librairie Jeunesse du Monde
- GAYIBOR N. L., 1997, Histoire des Togolais. Vol. I. Des origines à 1884,Lomé - Département d’Histoire, Presses de l’Université du Bénin
- CORVEVIN R. , 1959 Histoire du Togo, monde d’outre-mer, sous la direction de M. H. DESCHAMPS, Paris Berger, 427 p
|
- PAZZI R., (1979) Introduction à l’histoire de l’aire culturelle Ajatado, Lomé [Publications de l’INSE-UB Série A : Etudes 1].
- PAZZI R., (1980) L’homme Ewe, Aja, Gen, Fon et son univers, Lomé, 363 p.
- R. PAZZI, Notes d'histoire des peuples aja, éwé, gen et fon, Lomé, 1973, p. 24
- TRIBULATIONS DU ROI KPOYIZOUN DE TADO OU LE DESTIN TRAGIQUE D’UN MONARQUE PATRIOTE
mardi 15 décembre 2009
par Gilbert Kouessi
Lire la suite sur ajavio.org
un site de la diaspora aja
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- KOSSI E.K., (1990) La structure socio-politique et son articulation avec la pensée religieuse chez Aja-Tado du sud-est Togo, Stuttgart [Franz Steiner Verlag]
- FIAWOO D.K., (1984) « Some reflections on Ewe social organization » in : Peuples du Golfe du Bénin (Aja-Ewe), présenté par Fr. de Medeiros, Paris [karthala]
- ADOUKONOU B., (1979) « Pour une problématique anthropologique et religieuse de la mort dans la pensée Aja-Fon », in La mort dans la vie africaine par Bamunoba, Y. K. & Adoukonou, B., Paris [Présence africaine/UNESCO] 200 p]
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